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Cicatrice hypertrophique



 

Après une chute grave, un accident ou une opération chirurgicale, la peau se rompt et laisse apparaître une cicatrice quand elle se referme. Le processus de cicatrisation sera facile ou non en fonction de l’importance de la plaie. Parfois, plus longtemps, et plus intense. La cicatrice vire au marron foncé ou au rose et augmente de volume. C’est ce qu’on appelle une cicatrice hypertrophique. Découvrons ses caractéristiques, ses signes distinctifs, ses facteurs d’apparition et les traitements efficaces pour les faire disparaître.

 

La cicatrice hypertrophique

La cicatrisation est un processus naturel de la peau après une brûlure, une incision ou une lésion. Elle va régénérer les tissus cutanés au niveau de la plaie. La cicatrice hypertrophique est due à une anomalie de ce processus, faisant augmenter le volume de la cicatrice. La nouvelle peau est insensible, dépourvue de glandes sudoripares et de poils. Elle peut être plate, creuse ou boursouflée. Elle est blanchâtre ou rougeâtre. La cicatrice hypertrophique est épaisse et adhérente. Généralement, elle finit par disparaître au bout de 1 à 2 ans. Mais dans certains cas, elle ne se résorbe pas et devient une cicatrice chéloïde.

 

Durant cette cicatrisation, les cellules reconstruisent les tissus fibreux après avoir assaini la blessure. Elles produisent le collagène nécessaire pour réformer le derme. Par conséquent, la peau se referme, devient mature et la cicatrice disparaît petit à petit. Le collagène est une protéine qui rend sa souplesse et sa fermeté à la peau.

 

Facteurs d’apparition des cicatrices hypertrophiques

Une cicatrice qui augmente de volume est due à une production excessive de collagène durant le processus de cicatrisation. Au lieu de se résorber, elle se déforme. La cicatrice hypertrophique touche les personnes à peau claire, foncée, asiatique et métissée. Elle se manifeste surtout chez les sujets entre 20 et 30 ans, hommes et femmes confondus.

 

La cicatrice hypertrophique est héréditaire. Elle apparaît principalement sur une zone avec de la peau épaisse comme les oreilles, le dos ou le thorax, plus précisément sur les zones préthoraciques (sternum). Elle peut aussi apparaître sur les zones adjacentes (oreilles, cou, joues, etc.), sur les angles de la mâchoire inférieure, ou à l’emplacement d’un piercing.

 

La cicatrice hypertrophique peut également se former quand la peau est exposée à des corps étrangers au cours de la phase de cicatrisation.

 

Signes d’une cicatrice hypertrophique

Elle se reconnaît par des démangeaisons, un gonflement ou une rougeur qui durent jusqu’à 2 à 3 mois, à la suite d’une incision ou d’une lésion. Une cicatrice hypertrophique a des bords parallèles, forme un léger relief par rapport au niveau normal de la peau et présente une progression anormalement accélérée. En effet, elle évolue 1 à 2 mois après le début de la cicatrisation et peut perdurer jusqu’à 2 ans.

 

Si la blessure affecte peu la peau, la cicatrice qui en résulte est à peine visible. Mais dans le cas de la cicatrice hypertrophique, les cellules produisent trop de tissu fibreux pour réparer le derme. Même quand la lésion est bien refermée, la production de collagène continue, augmentant ainsi la taille de la cicatrice et la déformant.

 

Traitements de la cicatrice hypertrophique

Pour rendre ce type de cicatrice plus esthétique, il est possible de procéder à une petite intervention chirurgicale. L’objectif est d’enlever le surplus de tissus fibreux. Néanmoins, cette opération n’est pas anodine. L’incision réalisée pour retirer les tissus fibreux excédentaires formera une nouvelle cicatrice, qui peut aussi être hypertrophique. Selon l’état de la cicatrice initiale, le médecin peut réaliser une simple exérèse-suture. Une plastie locale en W ou en Z diminue la tension de la cicatrice et permet sa réorientation. L’exérèse évite la réactivation inflammatoire. Elle est réalisée aussi bien en périphérie qu’en profondeur. Pour optimiser les résultats, il est possible de l’associer à la radiothérapie ou à des injections de corticoïdes.

 

Le laser CO2 ou erbium laser est une autre option pour améliorer l’aspect d’une cicatrice hypertrophique. Au cours de l’opération, le laser brûle le tissu fibreux. Avec un relissage fractionné, les ridules, les taches et la texture de la cicatrice sont atténuées. Le traitement consiste à réaliser une microperforation pour restructurer le derme et réparer la peau en stimulant la production de collagène. Ainsi, la texture et la forme de la nouvelle peau se rapprochent de celles de la peau alentour, atténuant l’aspect de la cicatrice. Cette opération doit être renouvelée plusieurs fois pour donner des résultats tangibles. Ce type de laser s’adapte aux phototypes de la peau. Appelé aussi resurfacing, le traitement corrige la texture et les défauts de coloration en travaillant la qualité du derme. Idéalement, on recommande 2 séances de laser vasculaire le premier mois pour diminuer la microcirculation et restructurer les cicatrices. Après la constitution de la cicatrice, le laser ablatif agit par abrasion.

 

Il existe d’autres alternatives pour soigner une cicatrice hypertrophique comme le traitement aux corticoïdes par injection ou en crème, ou encore l’application de silicone.

L’usage d’un gel silicone prévient la formation de la cicatrice ou améliore son aspect. Un gel occlusif diminue les reliefs sur la surface de la peau et les rougeurs. C’est un gel auto-adhésif qui est facile à appliquer, se retire sans difficulté et sans douleur. Il est lavable, durable, ajustable et réutilisable. Comme une cicatrice hypertrophique apparaît suite à une surproduction de collagène, le gel rééquilibre la sécrétion de cette protéine. Le gel contient de la vitamine E et 5 types de silicone. Il protège et hydrate la peau en formant une couche transparente.

 

Les pommades ou crèmes dermocorticoïdes s’appliquent en massage appuyé sur la cicatrice. Il est préconisé de les utiliser en petite quantité sur le visage. Elles sont efficaces sur les cicatrices inflammatoires après 4 mois. D’autres types de crème, comme ceux à base de zinc, atténuent la cicatrice durant la phase de cicatrisation. En effet, le zinc favorise la synthèse de kératine et calme le phénomène inflammatoire qui accompagne la cicatrisation.

 

Dans le cas d’une injection, le médecin procède à des infiltrations (fluorouracile, bélomycine) à des concentrations variables. Elle se fait à l’aide d’une seringue à air comprimé. Grâce au réducteur de cicatrices, il est possible de diminuer visiblement une cicatrice hypertrophique. C’est un produit de soin du derme qui adoucit et aplanit les tissus cicatriciels. Il prouve son efficacité au bout de 8 semaines d’utilisation. Durant cette période, il s’utilise durant 12 h par jour. Il y a aussi l’injection de collagène directe dans la cicatrice. Le traitement s’étale sur 2 à 3 mois, avec 2 à 3 séances. Toutefois, il peut engendrer des réactions allergiques. Pour une injection de stéroïdes, le produit minimise la production de synthèse de collagène et de fibroblastes. Le processus est renouvelable toutes les 4 ou 6 semaines. Il ramollit et aplatit la cicatrice. Le médecin peut aussi recommander l’injection d’antimitotique qui endigue le développement des cicatrices.

 

La cryothérapie et la radiothérapie constituent également des solutions efficaces pour venir à bout de la cicatrice hypertrophique. À l’aide d’une sonde transfixiante, de l’azote liquide est apposé en spray pour congeler les tissus. Ce traitement peut entraîner des douleurs ou une dépigmentation. L’idéal est de l’associer à une corticothérapie.

Certains traitements peuvent être associés pour garantir une réparation progressive. Tel est le cas des massages cicatriciels ou de la pressothérapie. Cette dernière permet de compresser la cicatrice. Elle consiste à réaliser un massage appuyé et discontinu en utilisant des plaques ou du gel de silicone pour affiner la cicatrice. Les plaques de silicone doivent être maintenues sur les cicatrices au moins 12 h par jour, durant 2 mois. Ce sont des polymères synthétisés à base d’oxygène et de silicone.

 

La dermorestauration est une opération qui stimule la synthèse de collagène. C’est une méthode d’activation dermique à l’aide de cylindre composé de micro aiguilles. La technique de dermabrasion lisse et restructure la cicatrice. Elle consiste à poncer la partie protubérante de la cicatrice qui disparaît après 2 à 3 séances. Le peeling est une autre solution pour améliorer l’aspect d’une cicatrice hypertrophique. Il est basé sur l’utilisation d’acide trichloracétique. Il requiert une anesthésie locale. Il s’agit d’un peeling chimique profond, qui exfolie le derme en profondeur. Par conséquent, il peut donc provoquer des croûtes, une urticaire ou un œdème.

 

Il faut garder à l’esprit que les traitements proposés ont uniquement pour but d’aplanir les cicatrices, d’améliorer leur aspect.

 

Prévention de la cicatrice hypertrophique

Une cicatrice hypertrophique peut engendrer des gênes ou des douleurs durant la réalisation de certains mouvements. Si elle se situe sur une zone visible du corps, elle peut affecter la confiance en soi. Pour éviter cela, il faut éviter de trop tirer sur la peau en réalisant une suture sous tension après une opération chirurgicale. De même, il ne faut pas recouvrir la cicatrice avec un film imperméable à la silicone. En effet, ce dernier favorise l’évaporation entre les couches du derme. Pour éviter la cicatrice hypertrophique, privilégiez plutôt les pansements compressifs, surtout en cas de brûlure.

 

Pour limiter le développement de la cicatrice hypertrophique, il faut éviter les piercings sur les zones à risques (sternum, cou, oreille, etc.). Appliquez également un écran total toutes les 2 heures et protégez la cicatrice contre les rayons ultraviolets et les températures élevées, en portant un vêtement couvrant. C’est indispensable au cours de l’année qui suit la lésion pour éviter que la cicatrice ne brunisse. Les activités et les exercices qui tendent le tissu cicatriciel sont aussi à éviter.

 

Une plaie bien désinfectée limite le développement de cicatrices anormales. Pour cela, il faut bien la nettoyer avec un produit spécifique pour éliminer les bactéries, les saletés et les impuretés. Ensuite, recouvrez la plaie à l’aide d’un pansement stérile adapté pour la protéger des bactéries pouvant provoquer une infection et retarder la cicatrisation. Pour créer des conditions de cicatrisation optimales et accélérer la guérison, appliquez une pommade cicatrisante appropriée.

 

Il est important de traiter les cicatrices hypertrophiques sans attendre la fin de leur évolution. Il est aussi préconisé de recourir à un traitement préventif basé sur l’emploi de pansements modernes à effet plaque, antibactériens et/ou hémostatiques. Ils sont généralement conçus à base d’alginates, de silicone ou d'hydrocolloïdes. Ils font bourgeonner la peau, régulent la formation de fibrine, limitent la tension sur les bords, évacuent l’exsudat et compressent la peau. Contrairement aux idées reçues, il n’est pas recommandé de laisser la lésion à l’air libre.

 

Pour éviter l’apparition d’une cicatrice hypertrophique, il faut appliquer régulièrement une crème hydratante. Cela diminue la rougeur et maintient la souplesse de la peau. Un pétrissage ou un massage assouplit la cicatrice en cassant la fibrose. La pressothérapie à titre préventif est également conseillée. Pour cela, il faut porter des vêtements compressifs toute la journée, durant des mois.

 

Causes du retard de cicatrisation

Le temps de cicatrisation varie en fonction de l’âge, du mode de vie, du degré de gravité de la lésion et de sa localisation. Une personne jeune cicatrise mieux et plus rapidement qu’un sujet âgé. De même, les cicatrices chez les individus âgés sont plus marquées. Cela s’explique par le ralentissement de la multiplication et de la régénération des cellules, ce qui entraîne une baisse de la production de collagène.

 

Si une personne souffre d’un déficit immunitaire, la cicatrisation ralentie. Certains traitements (chimiothérapie) et médicaments (immunosuppresseurs ou anti-inflammatoires non stéroïdiens) fragilisent le système immunitaire.

 

La présence d’un corps étranger dans la lésion et la qualité de la suture affectent aussi le processus de cicatrisation. Une personne qui a des problèmes de vascularisation de la peau ou du diabète souffre souvent d’une mauvaise circulation sanguine, qui compromet la cicatrisation.

 

Le cortisol et l’adrénaline, les deux hormones de stress retardent également la cicatrisation. Outre le stress, la consommation d’alcool et de tabac, une mauvaise alimentation et le manque d’activité physique ont aussi un impact sur la régénération des cellules. Il en est de même si la peau est agressée par le froid et la chaleur.

 

Si la personne présente une hypersensibilité inflammatoire pendant plus de 3 mois, cela prolonge la phase chaude de la cicatrisation normale. Un déficit en zinc ou en vitamine C qui participe à la synthèse de kératine et de collagène retarde également le processus.

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